


L'exposition "Vivre après le crime. L'art libérateur" s'est tenue du 10 au 14 avril 2011, à la Galerie Off interarts à Montréal. Elle a bénéficié du soutien de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels. Le vernissage du 12 avril a été un grand succès, 250 personnes se sont succédées dans la soirée qui a allié musique et témoignages.Un atelier d'art-thérapie a été proposé le dimanche 17 avril, dans une salle proche de la Galerie.
Clique ici pour visionner la vidéo
LE PARDON
Silencieuse est ma barque sous un soleil pourpré de mai
Et par un crépuscule immolé, j’ai déposé pied
Pris ma plume et l’ai trempée dans l’encre de la Divinité
Qui m’a dicté ce verbe que l’on ne peut conjuguer
Que par Celui qui l’a créé
PARDONNER
Que je t’offre afin de nous libérer des blessures de tes actes dans le passé
Et dans l’espoir que tu te l’accordes afin de ne plus jamais récidiver.
Louise Daniel
(Clique sur les images pour les agrandir.)
Équipe d'organisation et exposants 2010. À l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels, le CSJR a organisé une exposition d’œuvres d’art réalisées par 15 personnes ayant été victimes d’actes criminels.
L'exposition met en lumière comment il est possible de renaître de la souffrance grâce à l’art et sensibilise à la justice réparatrice. Entre la vengeance et le déni, les artistes participants ont choisi la voie du milieu.
240 personnes ont visité l’exposition du 9 au 18 avril 2010, à la Galerie La Salamandre (Outremont), dont 80 lors du vernissage qui a été fort apprécié (présentation, témoignages, mise en scène à partir d’un collage, buffet, ambiance chaleureuse et recueillie). Elles ont pu y découvrir 70 œuvres de peintures, photos, sculptures, poèmes, dessins, collages et peintures sur pierres.
Un atelier d’art-thérapie, animé par Madeleine Delisle et Claire Messier, a été donné à une dizaine de participants le dimanche 18 avril.
Télécharge l'affiche de l'événement en cliquant ici
L’exposition devrait également tourner dans quelques établissements carcéraux.
UN COEUR À CŒUR
Je portais ce cœur en douleurs
Avec ses égratignures et ses peurs
Au visage peiné, rapiécé.
Et je me suis retrouvée face à eux qui avaient blessé.
Au début j’avais encore peur mais peu à peu j’ai vu le leur, leur cœur.
Il y avait eux,
Il y avait moi,
Leur vie, la mienne.
Je n’y voyais plus qu’une «grosse peine».
Dans ce grand brouillard, un jet de lumière s’est amené.
Un lien s’est créé,
Un mur est tombé,
Quelque chose s’est transformée.
Ma peur, ma révolte, ma peine s’est apaisée.
Une réconciliation tranquillement s’est installée.
Cette expérience m’a guérie de l’intérieur et m’a menée ailleurs.
Vers l’espérance d’une vie
Voire même d’un monde meilleur.
O. ST-J
La peinture vient de l'endroit où les mots ne peuvent plus s'exprimer.
(Clique sur les images pour les agrandir.)